• Chair à canon

     

    Manhattan Kaboul
    par Renaud
    Album: Boucan d'enfer
    Petit Portoricain, bien intégré quasiment New-yorkais
    
    Dans mon building tout de verre et d’acier,
    
    Je prends mon job, un rail de coke, un café,
    
     
    
    Petite fille Afghane, de l’autre côté de la terre,
    
    Jamais entendu parler de Manhattan,
    
    Mon quotidien c’est la misère et la guerre
    
     
    
    Deux étrangers au bout du monde, si différents
    
    Deux inconnus, deux anonymes, mais pourtant,
    
    Pulvérisés, sur l’autel, de la violence éternelle
    
     
    
    Un 747, s’est explosé dans mes fenêtres,
    
    Mon ciel si bleu est devenu orage,
    
    Lorsque les bombes ont rasé mon village
    
     
    
    Deux étrangers au bout du monde, si différents
    
    Deux inconnus, deux anonymes, mais pourtant,
    
    Pulvérisés, sur l’autel, de la violence éternelle
    
     
    
    So long, adieu mon rêve américain,
    
    Moi, plus jamais esclave des chiens
    
    Vite imposé l’islam des tyrans
    
    Ceux là ont-ils jamais lu le coran ?
    
     
    
    Suis redev’nu poussière,
    
    Je s’rai pas maître de l’univers,
    
    Ce pays que j’aimais tellement serait-il
    
    Finalement colosse aux pieds d’argile ?
    
     
    
    Les dieux, les religions,
    
    Les guerres de civilisation,
    
    Les armes, les drapeaux, les patries, les nations,
    
    Font toujours de nous de la chair à canon
    
     
    
    Deux étrangers au bout du monde, si différents
    
    Deux inconnus, deux anonymes, mais pourtant,
    
    Pulvérisés, sur l’autel, de la violence éternelle
    
     
    
    Deux étrangers au bout du monde, si différents
    
    Deux inconnus, deux anonymes, mais pourtant,
    
    Pulvérisés, sur l’autel, de la violence éternelle.
    
     

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  • Commentaires

    1
    Samedi 18 Août 2007 à 12:21
    sonja
    C'est fort !
    Cet homme rend toujours si bien les sentiments que chacun de nous peut ressentir à tout moment.
    Les hommes de guerre et de toutes les violences, où ont-ils mis les enfants dans leur programme ?
    On peut eprouver des colères à juste titre...
    Bisous
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