• Dernier volet de la visite de ce Palais Impérial, château de Compiègne.

     

    Tout d’abord, le salon de musique. Dans un décor architectural qui évoque le XVIIIè siècle, l'ameublement de cette pièce a été choisi par l'impératrice Eugénie. Deux tapisseries de la fin du XVIIè siècle voisinent avec des éléments de mobilier XVIIIè siècle, empire et modernes, mélange éclectique très représentatif du décor et du goût du Second Empire. C'est dans ce salon que la souveraine recevait, pour ses célèbres thés, les personnalités qu'elle voulait distinguer.

    Le mobilier, provenant des appartements de Marie-Antoinette à Saint-Cloud, illustre la passion de l'impératrice Eugénie pour la vie de la reine de France.

     salon-de-musique-1435

     

    tapisserie-1436

     

    lustre-central-1438

     

    grande-tapisserie-1439

     

     

    Aménagée au Premier Empire, la bibliothèque conserve notamment un bureau mécanique et un mobilier réalisé par l'atelier de Jacob Desmalter. Le plafond est orné d'une peinture de Girodet : Minerve entre Apollon et Mercure. Une porte dissimulée par de faux livres donnait accès aux appartements de l'Impératrice. C’est une pièce intermédiaire entre les salons de représentation et les appartements du Souverain.

    Le corps de bibliothèque est un meuble en acajou et bois doré. Œuvre de Jacob-Desmalter (1808). Sièges de bois doré, tables pliantes d’acajou.

    Les ouvrages conservés dans la bibliothèque dispersés en 1889 ne constituent pas le fonds de l’Empereur. Ils ont pour la plupart été déposés par la Bibliothèque nationale à partir de ses réserves de fontainebleau et ont été mis en place après le passage du Tsar Nicolas II à Compiègne en 1902.

     

    bibliotheque-1441

     

    Nous n’avons pu photographier les autres pièces, les photos étant interdites. Il aurait fallu prendre un ticket spécial à ce que l’on a pu comprendre.

     

     

    Si on allait au restau demain !

    Avec Annick, on a profité de cette visite du Palais Impérial pour prendre le repas de midi

    dans un des restaurants de Compiègne.

     

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  • Nous voici dimanche et dans une chambre à coucher !

    Celle de l’Impératrice Eugénie !

    Le lit à baldaquin est formé de rideaux de soie blanche et de mousseline brodée d'or. La pièce est ornée de peintures de Girodet (Les Saisons, L'Étoile du matin).

     

    Selon la tradition, la chambre à coucher était la pièce la plus riche d’un appartement souverain. Ici le peintre Girodet a créé une série de six panneaux sur le thème des quatre saisons.

    chambre-Imperatrice-1425

    On peut y admirer entre les fenêtres ou à côté des miroirs : Apollon, l’Eté, l’Automne, l’Hiver, la Fécondité, le Printemps (disparu en 1870), et l’Aurore chassant la nuit au centre du plafond.

    lit-Imperatrice-1424

     

    lit-Imperatrice-1426

    Remarquable mobilier de bois doré ou d’acajou de l’ébéniste Jacob Desmalter au cours des années 1809 et 1810.

    chambre-Imperatrice-1427

    Soieries et mousselines aux couleurs riches comme le nacarat et l’or.

    chambre-Imperatrice-1428

    Le lustre de la chambre est également remarquable.

    lustre-chambre-1429

     

    baldaquin-1430

     

    Retour sur le mobilier très raffiné tels ces écritoires ou bureaux.

    table-1431

     

    table-1433

     

    En référence à l’Antiquité, les figurines ailées sculptées en supports de draperies font allusion à la fécondité.

    figurine-ailee-1434

    Remarquons les cornes d’abondance comme parures de lit ! Tout pour exalter la féminité.

     

    chambre-1423

     

    Demain le salon de musique 

    et la Bibliothèque de l'Empereur.

     

    Aujourd’hui, c’est aussi « ROYAL » chez SITELLE et son

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  •  

     Nous voici au troisième volet de cette visite.

     

    Compiègne est la seule des résidences impériales à pouvoir présenter aujourd’hui un ensemble homogène de décors et de mobilier du Premier Empire. Les aménagements, réalisés à partir de 1808 sous la direction de Berthault, vont amener la création d’appartements somptueux aux couleurs vives fortement contrastées. L’essentiel du décor intérieur est confié à l’entreprise Dubois et Redouté. Pour remeubler un château entièrement vide, on fait appel aux ébénistes Jacob-Desmalter et Marcion, les soieries étant livrées par les ateliers lyonnais.

     

    Tout d’abord le Petit salon ou Salon bleu qui fait partie de cet ensemble. Au Second empire l’Impératrice Eugénie investit l’aile Nord de la terrasse construite en 1755. Toutefois, ce salon bleu fut spécialement réservé au Prince impérial.

     salon-bleu-1414

     

    salon-bleu-1415

     

    salon-bleu-1416

    Dans le Grand salon de réception, la source d’inspiration se tourne vers les vertus féminines.

    grand-salon-reception-1418

     

    parure-cheminee-1419

    Les soieries de la Maison Grand et frères de Lyon font allusion à la fraîcheur printanière de la nature et à la fécondité féminine.

    grand-salon-reception-1422

    Le plafond, œuvre des ateliers Dubois et Redouté.

    plafond-Dubois-Redoute-1421

    J’ai été particulièrement attirée par ce beau lustre et sa boule à la couleur parme.

    lustre-boule-parme-1420

     

    Comme c’est dimanche demain et que beaucoup en profite pour s’attarder au lit, je vous proposerai

    la somptueuse chambre à coucher de l’Impératrice Marie-Louise.

    Un chef d’œuvre !!!!

     

     

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  • Continuons notre visite !

    Auparavant,  quelques renseignements de la fin du XIXè siècle à nos jours.

    En 1870 et 1871, le château est occupé par les Prussiens. Il accueille en 1901 le tsar Nicolas II de Russie, dernier souverain à résider à Compiègne. Pendant la Première Guerre mondiale, les Anglais s'y installent, puis l'état-major allemand en 1914. Le château est transformé en hôpital en 1915 avant d'abriter le Grand Quartier général de mars 1917 à avril 1918.

    Après la Guerre, le service des Régions libérés s'installe au château et occasionne des dégâts importants : en 1919, un incendie dévaste la Chambre de l'Empereur et le Cabinet du Conseil. En 1939, avec la Seconde Guerre mondiale, le château est vidé de son mobilier, qui retrouvera sa place en 1945.

    Le 23 septembre 2006, le château accueille le sommet France-Allemagne-Russie réunissant Jacques Chirac, Vladimir Poutine et Angela Merkel.

    Le château de Compiègne, appartenant à l'État, est affecté au ministère de la Culture et administré par la direction des musées de France. Le musée national du château de Compiègne, dirigé par un conservateur du patrimoine ayant rang de conservateur en chef ou de conservateur général, est chargé de conserver les trois musées qu'abrite le château, soit les appartements historiques et leur mobilier, le musée du Second Empire, le musée de la voiture. (Source Wikipedia)

     

    Avant de monter aux étages, le gardien présent dans la galerie des colonnes nous propose gentiment d’ouvrir la chapelle. Il le fait très rarement. Privilège qu’il nous a accordé à Annick et moi-même. C’est à la fois sobre et majestueux. Remarquable vitrail au-dessus de l’autel !

    chapelle 1388

     

    Cette modeste chapelle date du Premier Empire. C'est ici qu'eut lieu le 9 août 1832 le mariage de Marie-Louise d'Orléans et de Léopold Ier, roi des Belges. Les vitraux ont été exécutés d'après des cartons de Marie d'Orléans.

    chapelle-1391

    Les bas-côtés sont garnis de magnifiques tableaux.

    tableaux-chapelle-1392

     

    tableaux-chapelle-1393

    Puis, nous nous dirigeons vers l’escalier de la Reine, dit aussi « escalier d’Apollon ».

    escalier-reine-1379

    D’après les dessins de Le Dreux,  il fut terminé en 1784. Sa rampe en fer forgé de Raguet a été posée en 1786. Il permettait d’accéder à l’appartement de la Reine.

    escalier-reine-1381

     J’ai réussi à photographier le palier de l’escalier du Roi où est suspendu un magnifique lustre.

    escalier-du-roi-1401

    Plus avant nous entrons dans la Galerie de Bal. La voûte en berceau exalte les victoires militaires de l’Empire.

    galerie-de-bal-1406

    Dans le deuxième salon de l’appartement de l’Impératrice, Etienne et Jean-Louis Dubois (deux frères) en tant que peintres décorateurs ont réalisé huit tableaux de fleurs.

    salon-imperatrice-1407

    Des plantes rares d’après le célèbre recueil du botaniste Pierre-Joseph Redouté. Admirez la beauté de ce salon !

    salon-imperatrice-1412

     

    salon-imperatrice-1413-copie-1.jpg

     

    J’ai eu la présence d’esprit de prendre en gros plan le plafond avec son lustre ainsi que les décorations qui le mettent en valeur.

    plafond-salon-1409

     

    plafond-salon-1417

     

    Demain, encore trois merveilleuses  pièces de ces appartements.  J’espère que vous continuerez la visite avec moi !!

     

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  • C’était le 23 juin 2010 en pleine période de la grande exposition qui avait lieu dans ce Palais Impérial intitulée « 1810, la politique de l’amour, Napoléon 1er et Marie-Louise à Compiègne ». J’ai donc pu profiter  de la mise en place de plus de 220 œuvres (tableaux, dessins, objets d’art, mobilier,  bijoux, costumes, …) qui étaient réunies en ce lieu pour faire revivre cet évènement : l’arrivée à Compiègne d’une jeune autrichienne, Marie-Louise de Habsbourg, accueillie par l’empereur Napoléon 1er.

     

    chateau-Compiegne-1368 

    Il faisait beau ce jour-là, une belle occasion de venir visiter ce célèbre château de Picardie que je ne connaissais pourtant pas. Mon amie et blogopote,

      Annick de Guyane,  

    était de séjour en France chez son frère près de Soissons. Tout comme l’an dernier, nous avions prévu une sortie ensemble dans les environs. C’est ainsi que j’ai eu l’idée de l’y conduire pour passer la journée.

    chateau-compiegne-1370

     

    chateau-compiegne-1371

    On parle déjà de la résidence de Compiègne pendant la dynastie mérovingienne. Changeant plusieurs fois d’emplacements, en 1830 sa localisation fut définitive grâce à Charles V qui fit construire une forteresse.

     

     

    chateau-compiegne-1372

    Des agrandissements successifs eurent lieu et au XVIIIè siècle, Louis XV la fit reconstruire entièrement. Après la Révolution, Napoléon 1er dut la faire remettre en état.

    A partir de 1856, Napoléon III et l’impératrice Eugénie accueillirent au château des savants, écrivains, artistes et personnalités éminentes françaises et étrangères.

    chateau-compiegne-1373

     

    chateau-compiegne-1375

    Après la chute du régime impérial en 1870, le château de Compiègne devint un musée national.

    Aujourd’hui, regards sur les façades extérieures ainsi que sur la galerie des colonnes ou Grand Vestibule du rez-de-chaussée.

     

    chateau-compiegne-1376

     

    Le grand Vestibule est une vaste salle de 53,60m sur 12 à double colonnes.

    grand-vestibule-1383

     

    Admirons au passage ce bel escalier !

     

    escaliers-1386

    Vide au XVIIIè siècle, cette salle s’orna au Premier Empire de huit bustes d’empereurs et impératrices romains et même d’autres sculptures à caractère exotique (Africains et Mores). Là, sur ce poêle a pris place une statue d’Adonis moulée d’après l’antique.

     

    statue-Adonis-1384

     

    Aujourd’hui, ce fut un premier aperçu et dans les jours qui vont suivre, je vous invite à continuer la visite intérieure des magnifiques appartements, puis le parc, ses massifs floraux, son Jardin des roses, ses arbres centenaires, …

    A demain donc !

     

    fleurs_065.gif

     

    Je vous attends aussi sur mon autre

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  • Dernier volet sur cette magnifique basilique ! Le tombeau de Saint Rémi et ses magnifiques sculptures ! Et tout à fait en dernier les deux couples de mariés que j’ai pu photographier à la sortie et en entrant en ce samedi après-midi 15 mai 2010.

     

    D’autres renseignements sur Wikipedia.

    En 1181, dom Simon succède à Pierre de Celle. Il surélève et renfonce les murs romans de la nef afin de voûter l'édifice. L'archevêque Robert de Lenoncourt, au début du XVIe siècle, fait élever le portail à fenêtre flamboyante au bras sud du transept. La Congrégation de Saint-Maur, qui réforme l'abbaye à partir de 1627, fait construire la colonnade Renaissance, qui clôture le chœur. La basilique échappera aux démolitions de la tourmente révolutionnaire. Tandis que les bénédictins sont chassés de leur monastère en 1793, après la Révolution, elle devient église paroissiale pour les quartiers du Sud.

    Le XIXe siècle voit la reconstruction de la tour nord et du haut de la façade, à partir de la rose, celle des voûtes de la nef remplacées par de fausses voûtes en bois, ainsi que l'élévation d'un nouveau mausolée. À l'occasion du XIVe centenaire du baptême de Clovis, en 1896, est réalisée la châsse en bronze doré enfermée dans le mausolée. "La couronne de lumière", symbole de la Jérusalem céleste et dont les 96 bougies évoquent la durée de vie de saint Remi, est refaite.


    Au milieu du chœur se trouve le tombeau de saint Remi, avec statues du 16èS des six pairs ecclésiastiques et six pairs laïcs. Voici le panorama que j’en ai pris.

     

    explications-tombeau-7808

     

    Les écclésiastiques

    tombeau-St-Remi-7789-GA

     

    ecclesiastiques-7790

    Arrondi Est

    arrondi-Est-7795

     

    Le tombeau au bout de la nef, dans le choeur

     

    tombeau-et-nef-7797

     

    sculptures-Est-7799-GA

     

    Les laïcs

     

    laics-7803

     

    laics-7804

     

    Couple de mariés à la sortie de l’église. Des jets de bulles faisaient le clou du spectacle pour les photographes.

     

    maries-1-7761-7763

     

    Un peu plus tard, un autre couple prenait place dans le chœur.

     

    maries-2-7822

     

    Vraiment une chance d’avoir toutes les illuminations en ce jour de visite !

     

    C’est la soirée du Réveillon de Noël et j’en profite pour

    vous souhaiter une merveilleuse soirée !

    Que les enfants soient comblés !

     

    bon-reveillon-3412.jpg

     

    SITELLE aussi vous salue en cette soirée !

    Son « ANGLE DE VUE » et sa composition spéciale

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  • Comme je vous l’annonçais dans mon article d’hier, aujourd’hui, ce seront quelques éléments d’architecture intérieure et quelques vitraux que je vais mettre en valeur.


    D’autres détails historiques tirés de Wikipedia.

    En 1162, Pierre de Celle, nouvel abbé, décide d'importantes modifications : le porche roman est démoli et on prolonge la nef de deux travées gothiques. Une nouvelle façade relie les deux tours romanes conservées. Un nouveau chœur gothique, plus profond, avec déambulatoire et cinq chapelles rayonnantes, remplace le chœur roman. De nombreux vitraux sont réalisés. Le plan est en forme de Tau, avec une nef centrale, deux nefs latérales, le transept par lequel on est entré. Sur le transept se trouvent des chapelles voûtées en cul de four et une abside qui termine la nef centrale. Le tombeau de saint Remi devait se trouver dans cette abside. C’était peu pratique, l’abbatiale n’était pas accessible partout car le chœur était réservé aux moines et les pèlerins qui venaient voir les reliques du saint ne les voyaient que de très loin. Alors on décide de transformer cette église toute simple en église de pèlerinage avec déambulatoire.


    Diverses statues

     

    statues-7768-7774-7779

    Sculptures

     

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    Sur bois et gravures

     

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    Vitraux

     

    vitraux-7783-7827-7829

    Rosace

     

    rosace-7802

     

    Le 1er août 1918 des obus allemands s'abattent sur la basilique, il ne reste plus que les transmissions de l'orgue Brisset. Ce n'est qu'en 2000 que la basilique se verra à nouveau dotée d'un grand orgue du facteur Bertrand Cattiaux.


    Orgue Bertrand Cattiaux

     

    orgue-Bertrand-Cattiaux-777

     

    Galerie vitraux

     

    galerie-vitraux-7791

     

    Demain, des vues du tombeau de Saint Rémi avec ses magnifiques sculptures qui en font le tour.

    Un véritable joyau. A ne pas manquer !

     

    Je vous attends sur mon « ANGLE DE VUE », mon second blog ! Merci !

    On m’oublie en ce moment ! Des commentaires me feraient plaisir !

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