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    Je m'ébats gracieusement,

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    en faisant des ronds dans l'eau.

    "Voler de ses propres ailes."
    (proverbe français)

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    Au-dessus de nos têtes,

     

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    ces palmiers,


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    écartent leurs plumets


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    en constellations éclatantes.

    "Qui aime l'arbre, aime la branche."
    (proverbe français)


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  • Place du Belvédère à la Napoule (06)


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    "Il ne faut jamais dire: fontaine, je ne boirai pas de ton eau."
    (proverbe français)
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  • DSC-9427-rec.jpg

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    Au milieu de chênes-liège et de la végétation en montant au

    Sommet du SAN PEYRE

    au-dessus de Mandelieu (06)

     

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  • DSC-0866-rec.jpg

    Par la droite,

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    par la gauche,

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    puis je tourne,



    vais-je y arriver ?

    Rien n'a pu se passer. C'était une génisse qui narguait un boeuf (pas un taureau) en lui grattant le dos. Ce n'était pas l'inverse, je vous le certifie. Je connais ces ruminants. Je les ai cotoyés depuis ma tendre enfance.


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  • Gustave COURBET (1819-1877)
     
    Depuis le 13 octobre 2007 et jusqu’au 28 janvier 2008, on peut visiter l’exposition « GUSTAVE COURBET » aux Galeries nationales du Grand Palais à Paris.
      image-35048466-144-108-Courbet-d--sesp--r--.jpg
    Courbet aime faire des autoportraits. Le voici à l'âge de 24 ans environ en train de jouer au désespéré. Quel regard !
    Ce beau garçon, (« Le Désespéré » (1843-1845), huile sur toile 45 x 54 cm) préférant la peinture aux études de droit, va devenir, au fil d’une carrière tumultueuse, l’artiste le plus admiré mais aussi le plus critiqué du XIX è siècle.
     
    Né à Ornans en Franche-Comté, Gustave Courbet, de famille assez aisée, est le seul garçon de la famille. Il prendra souvent ses quatre sœurs comme modèles. En arrivant à Paris en 1839, beaucoup de sources d’inspiration s’offrent à lui: outre les peintres de son époque, il voit au Louvre les tableaux des grands maîtres anciens. Il va aborder tous les genres de peinture (portraits, autoportraits, paysages, nus, …) et célébrer la nature telle qu’elle est.
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    Sur ce détail de "l'Atelier du peintre", Courbet s'est représenté en train de peindre un paysage de Franche Comté, aux côtés d'une femme nue, qui symbolise peut-être la Peinture, ou la muse qui l'inspire.
    A la fin des années 1840, il se met à peindre des scènes de la vie courante sur de très grands formats comme « l’Enterrement à Ornans ». Le public est choqué car, traditionnellement ce type de tableau avec beaucoup de public, est réservé aux sujets « nobles » tirés d’évènements historiques ou religieux. Ce sera le premier scandale : des gens du peuple traités comme de nobles héros
    Peu de temps après, alors que Napoléon III vient de proclamer le Second Empire, Courbet, en fervent républicain, peint les « Baigneuses » : des nus féminins avec tous leurs défauts (bourrelets, cellulite, vergetures, …) ce qui suscite la colère de l’empereur. CE N’EST PAS, PICTURALEMENT CORRECT ! L’impératrice Eugénie qualifia cette baigneuse de « grosse percheronne ».
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    Son tableau « l’Origine du monde » qui n’est autre qu’un gros plan sur un sexe féminin, a choqué à l’époque par la puissance sensuelle de cette toile qui est conservée au musée d’Orsay.
     
    Parmi les scènes de la vie courante, j’aime particulièrement son  célèbre tableau 
    « Les cribleuses de blé » (1854) 
    exposé actuellement au Musée des Beaux Arts à
    Nantes : huile sur toile H 131 cm L 167 cm.  
    Arrière petite fille, petite fille et fille de paysans (cultivateurs, agriculteurs ou exploitants agricoles comme on dit maintenant), tous les tableaux ou photos anciennes retraçant la vie paysanne d’autrefois ou même du milieu du siècle dernier me « parlent » et m’intéressent. Là, c’est une partie de la récolte du blé qui est mise en relief.
     
    Au milieu du XIX è siècle, la culture est largement prédominante dans l’économie rurale du Doubs. La récolte du froment répond à la demande grandissante des villes qu’il faut approvisionner en blé.
     
    A l’époque de Courbet, le blé, une fois moissonné, est battu pour séparer le grain de la paille, puis criblé pour éliminer toutes les impuretés. Cela fait partie du travail des paysans qu’aimait bien représenter Courbet. Il peint les Cribleuses en Franche-Comté durant l’hiver 1853-1854, en prenant pour modèle deux de ses sœurs, Zoé et Juliette.
      cri-courbet-001z-z.jpg
    I.)               On voit Juliette, à moitié endormie sur les sacs ; elle trie à la main les grains. A ce rythme là, elle n’est pas très efficace.
    II.)            Zoé est représentée sur la figure centrale du tableau. C’est la seule tache de couleur vive. Sa taille est démesurée par rapport aux autres personnages. Le mouvement sinueux du tamis et de son corps donne de la profondeur à l’espace.
    III.)        On suppose que le petit garçon, à droite, est Désiré Binet, le fils de Courbet.
    IV.)         Les grains tombent sur le drap qu’il suffira de replier pour tout récolter. Cette tache blanche, fait ressortir le rouge de la robe de Zoé.
    V.)            Le tamis est aussi appelé « crible ».
    VI.)         On appelle cet appareil un « tarare ». Il permet de séparer mécaniquement par ventilation les grains de blé de leurs enveloppes. 

    Je me souviens de mon grand-père devant cette machine. C’était lui qui s’en occupait. Elle était plus récente et fonctionnait grâce à l’électricité. Elle faisait un bruit infernal. Mon grand-père est devenu pratiquement sourd en vieillissant, à cause de cette machine. En plus, elle dégageait une poussière monstre, ce qui n’a pas arrangé ses poumons, en plus du tabac qu’il fumait.
     
     
     
    Mais même si Courbet choque, la qualité de sa peinture n’est jamais remise en cause. Il aime entretenir sa célébrité. En 1855, lors de l’exposition universelle, nouveau scandale. Le jury refuse ses tableaux trop grands pour être accrochés. Courbet décide alors, de construire un hangar pour lui tout seul à l’extérieur de l’exposition. S’y trouve son célèbre tableau « l’Atelier du peintre » où il fait figurer les gens qu’il aime bien mais aussi ceux qu’il déteste comme l’empereur Napoléon III représenté sous les traits d’un braconnier.
      image-35101584-192-144-ornans.jpg
    Dans cet "Atelier du peintre", le braconnier se situe à gauche. J'ai agrandi la photo mais les pixels ne sont pas assez importants et ça reste flou.
    Peu à peu malgré encore de grandes critiques, Courbet s’impose comme le grand peintre français de son époque. Napoléon III moins virulent, veut le décorer de la légion d’honneur mais Courbet refuse. S’affirmant encore plus comme réactionnaire, quand la Troisième République est proclamée, il participe à l’insurrection de la Commune. Ayant encouragé  la destruction de la colonne Vendôme (qui célébrait les guerres napoléoniennes), il est enfermé dans la prison de Sainte Pélagie. Comme il ne peut pas payer le remboursement du prix de la colonne, il s’exile en Suisse de peur d’être jeté à nouveau en prison. C’est là qu’il meurt, malade et couvert de dettes en 1877. 

    Ce géant de la peinture du XIX è siècle a donné, 
    en peinture, 
    une magnifique leçon de liberté 
    à tous les artistes qui l’ont suivi.
     
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    Légère inclinaison comme une timide salutation.

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    Là, un grand "BONJOUR" plein de vigueur.


    "Que ta vision soit à chaque instant nouvelle."
    (André GIDE 1869-1951)


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